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Enseigner le français dans un monde virtuel |Interview avec Rachel Koller, enseignante diplômée au degré secondaire I

Enseigner le français dans un monde virtuel |Interview avec Rachel Koller, enseignante diplômée au degré secondaire I

Rachel Koller, dans son mémoire de Master pour le diplôme pour l’enseignement au niveau secondaire I, a testé l’utilisation de la technologie de la réalité virtuelle en classe de langue. Son étude traite des possibles contributions d’une telle technologie pour l’enseignement-apprentissage du français langue étrangère.


Egal, ob in der Schule oder zu Hause, neue Technologien erlauben es bereits, Interaktionen in einer Fremdsprache alleine – d.h. ohne menschliche/n PartnerIn – zu üben. In ihrer Masterarbeit zur Erlangung des Lehrdiploms auf der Sekundarstufe I an der PHBern entwickelte und setzte Rachel Koller eine kurze Unterrichtssequenz um, in welcher Lernende der 7. und 8. Klasse auf der Sekundarstufe I (ca. 12-14 Jahre alt) VR-Brillen verwendeten um eine kommunikative Aufgabe zu lösen. Um Alltagsgespräche zu simulieren, tauchten die Lernenden während einigen Lektionen in eine virtuelle Welt ein, wo sie Gespräche mit virtuellen Gestalten (sogenannten Avataren) führten und verschiedene Rollen einnahmen. Dabei handelte es sich um typische Gespräche, die sich in einem Taxi abspielen können, wobei die Lernenden zwischen der Rolle der TaxifahrerIn oder des Fahrgastes auswählen durften. Die verwendete App bietet aber auch weitere Alltagssituationen an. Die Rückmeldungen der Lernenden und  sowie ein ausgefüllter qualitativer Fragebogen, lieferten Hinweise wie die Lernenden mit dieser Technologie umgingen und inwiefern dieses innovative Tool ihre Motivation beim Französischlernen beeinflusste. Die Redaktion des CeDiLE liefert Einblicke in das Projekt von Rachel und ihre Erfahrung mit der Implementierung von virtuellen Realitätsbrillen im folgenden Interview.

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D’une publication, 4 langues… et plein d’encarts didactiques per l’italiano!

D’une publication, 4 langues… et plein d’encarts didactiques per l’italiano!

D’une pierre 4 coups vient de paraître aux éditions Salvioni. Ce livre quadrilingue atypique offre un florilège d’expressions idiomatiques en français, allemand, italien et romanche. Accompagnées d’illustrations originales, cette publication permet de découvrir un aspect divertissant et drôle du plurilinguisme helvétique. En complément, des fiches didactiques pour l’enseignement de l’italien langue étrangère sont mises à disposition gratuitement. Le CeDiLE propose un petit tour d’horizon de ce projet éclectique.

Mettez d’abord une dizaine de linguistes, une vingtaine de didacticien·ne·s, puis ajoutez à peu près la même quantité d’illustrateur·trice·s suisses talentueux (dont Wazem, Chapatte, Caro et feu Mix&Remix pour la partie francophone) dans votre projet. Délayez le tout sur un fond de subventions fédérales et institutionnelles, et n’oubliez pas de saupoudrer ce savant mélange d’une pointe de patriotisme helvétique plurilingue. Laissez mijoter durant quelques années, imprimez le tout en couleur puis savourez le résultat: un magnifique livre quadrilingue (français, allemand, italien et romanche) de 280 pages décryptant les origines et la signification d’expressions idiomatiques avec beaucoup d’humour et de finesse! La parution de ce livre et du site internet qui l’accompagnent n’est pas qu’une occasion de célébrer le plurilinguisme quadrilatère de la Suisse; c’est aussi une action pour promouvoir l’enseignement de la langue italienne.

De la promotion de la langue italienne au dialogue plurilingue et interculturel

D’une pierre 4 coups est le fruit d’une longue collaboration rassemblant des individus issus de milieux linguistiques, culturels et professionnels variés. L’idée de ce panachage littéraire et pédagogique a surgi entre 2013 et 2018, au cours des manifestations itinérantes de la “Settimana della Svizzera italiana” organisée par l’Università della Svizzera italiana. Nicole Bandion, responsable du projet, explique en introduction du livre le concept directeur de l’ensemble du projet: découvrir des expressions idiomatiques renvoyant à des images parfois radicalement différentes dans chacune des langues nationales. Le Conseiller fédéral Ignazio Cassis a visiblement pu faire l’expérience de ces divergences conceptuelles, puisqu’il explique en préface que pour exprimer une même idée, les 7 sages utilisent des mots bien différents:

Quand quelque chose ne nous regarde pas, je parle de choux (« Non sono cavoli nostri ») ; les Conseillers fédéraux Berset et Parmelin évoquent les oignons (« C’est pas nos oignons ») ; quant aux Conseillères fédérales Amherd, Keller-Sutter et Sommaruga et au Conseiller fédéral Maurer, ils mêlent la bière au débat (« Das ist nicht unser Bier »). Et grâce à cet ouvrage, nous apprenons que c’est une table de multiplication qui est utilisée en romanche ! 

Ignazio Cassis, https://quadrilingues.ch/ (consulté le 14.10.2020)

L’idée n’est donc pas de montrer des images communes à ces 4 langues, mais bel et bien de souligner la diversité des concepts qui se dégagent dans chacune des langues nationales, quitte à présenter des ovnis intraduisibles comme “Abbiamo fatto 30, facciamo 31” (“nous avons fait 30, faisons 31”, n°16) ou encore “Eppis isch um 08/15” (“Quelque chose est 08/15”, n°27). Si vous ne savez ni l’italien, ni le romanche, ni le (suisse-)allemand, pas de problème: des linguistes ont rédigé des explications  à la fois drôles et scientifiques, adaptées dans les 4 langues! Le produit final est extrêmement bien documenté et l’impression est d’excellente qualité, ce qui met autant en valeur les textes que les illustrations.

Des ressources riches et variées pour l’enseignement de l’italien

En complément du livre, le site internet contient de nombreuses fiches pédagogiques pour l’enseignement de l’italien langue étrangère. Adaptées aux niveaux primaire, secondaire 1 et 2, ces encarts didactiques ont été réalisées par des didacticien·ne·s des Hautes écoles pédagogiques des Grisons (PHGR) et du Tessin (SUPSI). Les fiches incluent des activités basées sur les expressions idiomatiques italiennes du livre et favorisent l’apprentissage de compétences de communication de manière ludique. Les explications destinées aux enseignant·e·s ne tournent pas autour du pot: elles sont rédigées de façon claires et incluent des repères ou adaptations en lien avec les programmes d’études romands et alémaniques. Téléchargeables gratuitement au format pdf, les fiches sont surtout pensées pour des activités de classe traditionnelles. Si l’on regrette un peu l’absence d’interactivité entre les contenus de ces pdf et des ressources disponibles sur internet, les enseignant·e·s d’italien adoreront la diversité, l’humour et la cohérence des activités proposées.

Pour vous mettre l’eau à la bouche, rendez-vous sur le site www.quadrilingues.ch . Vous y découvrirez aussi des contenus médiatiques interactifs dans les quatre langues (“espace langues”), notamment des enregistrements réalisés dans les 6 idiomes du rhéto-romanche ainsi que d’autres pépites dialectologiques de l’italien, du français et du suisse-allemand.

Comment le confinement a remis le rôle des enseignant·es de langues étrangères au goût du jour

Comment le confinement a remis le rôle des enseignant·es de langues étrangères au goût du jour

Depuis le confinement, il est soudain devenu évident que l’enseignement des langues étrangères ne se limite pas à la seule transmission d’une langue. L’enseignement des langues étrangères est tellement plus complexe ! Sur la base de trois entretiens avec des enseignants de différents niveaux scolaires et de différentes régions linguistiques, Drita Kelmendi (doctorante et enseignante) offre un aperçu des défis que pose l’enseignement d’une langue étrangère à distance. Depuis le 13 mars, élèves, parents et enseignants ont remarqué que l’enseignement des langues sans enseignant·e de langue en présentiel n’est pas vraiment possible…

Die drei FremdsprachenlehrerInnen sind sich einig: Wir waren alle auf diese Form von Unterricht nicht vorbereitet! Es reichte nicht mehr aus, die Lektion zu Hause vorzubereiten und sie dann in der Klasse zu halten und eventuell ad hoc anzupassen. Noch so viele andere Faktoren mussten berücksichtigt werden. Etwa: Haben alle meine SchülerInnen einen Computer zu Hause? Wie passe ich den Fremdsprachunterricht an? Welche Fertigkeiten ziehe ich vor (rezeptiv vs. produktiv)? In welcher Form sollen mir die SchülerInnen ein Feedback bezüglich der erledigten Arbeit geben (E-Mail? WhatsApp? Post?) … ?

Viele technische, kommunikative und soziale Herausforderungen, aber auch Ungleichheiten

Auch wenn sich die Lehrpersonen diese Fragen während der Vorbereitung ihrer Lektion gestellt haben, kamen neue Hindernisse hinzu, mit denen sie sich auseinandersetzen mussten. Etwa waren sich die Kantone und Schulen bewusst, dass nicht alle SchülerInnen einen Computer bei sich zu Hause haben. Aber auch wenn im Haushalt ein Gerät zur Verfügung steht, so waren die Probleme längst nicht aus der Welt geschafft. Einige Familien hatten z.B. keinen Internetanschluss, oder SchülerInnen waren den Umgang mit digitalen Medien nicht gewohnt, besonders diejenigen auf der Primarstufe. Und hier kommen wir an einen Punkt an, der oft für Verwirrung sorgt. Häufig wird von «digital natives» gesprochen und davon, inwiefern die Jugendlichen heutzutage bereits früh digitale Medien nutzen. Daraus könnte man schlussfolgern, dass sie mit diesen Medien erfolgreich umgehen können. Die Realität sieht aber ganz anders aus. Etliche Jugendliche können zwar ihre Smartphones bedienen und sind echte Profis im Umgang mit sozialen Netzwerken. Wenn aber eine Lehrperson eine Arbeit im Word-Format von ihnen verlangt oder gar mit ihnen per E-Mail kommunizieren will, dann sind die meisten Jugendlichen verloren.  Es wurde also deutlich, dass die Medienkompetenz der Jugendlichen nicht den schulischen Erwartungen entspricht.

Es war besonders schwierig, mündliche Kompetenzen zu üben: es fehlt der menschliche Kontakt!

Ein anderer Aspekt, worüber sich die drei befragten FremdsprachenlehrerInnen beklagen, ist die mangelnde Kontrolle über das zuhause Geleistete.  Es fehlt der direkte Kontakt, so wie er im Präsenzunterricht stattfinden würde und das stellt sich besonders für den Fremdsprachenunterricht als essenziell heraus. Schnell wird deutlich, welche Fertigkeiten beim Unterrichten aus der Ferne besonders herausfordernd sind. Die Kompetenz des Hörens und des Sprechens erweisen sich als besonders schwierig während dem Fernunterricht. Im Klassenzimmer gelingt es den Lehrpersonen oft, die Gesichter und die Reaktionen der Lernenden zu interpretieren. Unklarheiten können so im Unterricht sofort geklärt werden. Auch lässt sich Vieles direkt korrigieren und kontrollieren. Ein Blick in die Hefte genügt, um festzustellen, ob die Klasse die Aufgabe richtig verstanden hat. Im Fernunterricht fehlt dies. Grosse Klassen haben dieses Problem verstärkt; denn auch wenn via «Teams» die ganze Klasse am Bildschirm präsent war, waren die Interaktionen stark begrenzt.

Die Fertigkeiten des Schreibens und Lesens waren auf den zweiten Blick auch nicht einfacher zu unterrichten. Zwar lässt sich ein Lese- und Schreibauftrag für alle formulieren, aber wer etwa von den Eltern wie viel oder wenig Unterstützung beim Lösen desselben erhält, bleibt der Lehrperson verborgen. Soziale Ungleichheiten – z.B. in Bezug auf die vorhandenen oder fehlenden Ressourcen der Eltern – werden so verstärkt.  Die Lehrpersonen können lediglich ihre Hilflosigkeit feststellen. Die befragten drei Lehrpersonen betonen, dass diese für sie sehr mühsam gewesen sei.

«Augenkontakt ist unersetzlich»

Die Distanz zur Schule und zu den LehrerInnen hat den SchülerInnen oft mehr geschadet als der Stoffverlust im Unterricht. Die menschliche Komponente darf nicht unterschätzt werden (.https://cedile.ch/stiamo-riscoprendo-una-parte-dumanita-intervista-di-lidia-maurer-insegnante-dinglese-alle-scuole-medie-in-ticino-teachfromhome-covid-19/). Aus der Ferne können Lehrpersonen schlechter einschätzen, wie die Lernenden den Stoff aufnehmen, wie sie emotional mit Schwierigkeiten umgehen und sie können ihre SchülerInnen viel schwieriger in ihrem Vorhaben bestärken oder sie motivieren. Eine Sprache zu unterrichten, bedeutet nicht nur den Stoff vermitteln: Vieles hängt von der Kommunikation und den menschlichen Interaktionen im Schulzimmer ab. Oft ist der Augenkontakt unersetzlich, wie z.B. bei der Fertigkeit des Sprechens, wo die SchülerInnen auf die Zustimmung oder die Hilfe ihrer LehrerInnen angewiesen sind. Manchmal mag dies nur ein Satz sein, den die Lehrpersonen in der jeweiligen Fremdsprache beenden.

Selbstverständlich hat diese Pandemie viele Schwächen und Mängel in unserem Bildungssystem hervorgerufen, z.B. den mangelhaften digitalisierten Unterricht und den damit verbundenen schlechten Umgang mit digitalen Ressourcen, sowohl seitens der SchülerInnen als auch seitens der LehrerInnen. Die Pandemie hat die Notwendigkeit des menschlichen Kontakts im Sprachunterricht (insbesondere auf der mündlichen Ebene) akzentuiert, denn das Unterrichten einer Sprache bedeutet u.a., Emotionen und Wissen durch nicht-sprachliche Interaktionen zu teilen. Dies ist ein Beweis dafür, dass Maschinen den Beruf der SprachlehrerInnen oder gar der Lehrperson im Allgemeinen nicht ersetzen können.

Links zu den Lehreinneninterviews:

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Photo by Akshay Chauhan on Unsplash

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