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Sprachlehrpersonen zwischen Theorie und Praxis: entweder oder, oder sowohl als auch?

Sprachlehrpersonen zwischen Theorie und Praxis: entweder oder, oder sowohl als auch?

Gute alte Tipps und Tricks sind viel wertvoller als ein Haufen abstrakter, von der Realität abgehobener, theoretischer Lektüren. Wer Lehrkräfte kennt, hat bestimmt schon solche Aussagen gehört. Wie könnte man also Theorie und Praxis in der Fremdsprachendidaktik zusammenbringen? Penny Ur, die renommierte Lehrerin und Didaktikerin des Englischen als Fremdsprache, stellt in einem kürzlich erschienenen Artikel Überlegungen zu dieser Frage an. Diese intensive theoretische Auseinandersetzung mit ihren praktischen Erfahrungen richtet sich sowohl an Lehrende als auch Forscher-innen oder Ausbildner-innen.

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Enseigner les langues sans pouvoir lire sur les visages #TeachFromHome

Enseigner les langues sans pouvoir lire sur les visages #TeachFromHome

Céline Curty est enseignante primaire pour des élèves de 8H (environ 12 ans) dans la campagne fribourgeoise. Elle partage une classe de 22 élèves avec une collègue et elle est responsable notamment de dispenser les leçons d’allemand et d’anglais. Elle raconte ses défis techniques et pédagogique, en expliquant les pistes qu’elle est parvenue à mettre en place pour consolider les acquis de ses élèves durant le covid-19.

CeDiLE: Comment faites-vous pour garder le contact avec vos élèves?

CC: Depuis le 13 mars, comme demandé par notre responsable d’établissement, nous devons assurer un contact téléphonique avec chaque élève. Selon la préférence des parents, le travail est transmis soit par poste, soit par e-mail. Par exemple, ils peuvent soit continuer de faire leurs devoirs d’anglais dans leur cahier à la main, soit me les envoyer par e-mail en travaillant à l’ordinateur. S’ils choisissent la première option, ils doivent prendre une photo de leur devoir avec leur smartphone et la renvoyer par WhatsApp (voir l’exemple ci-dessous).

Les corrections sont un peu plus compliquées dans ce cas de figure : il faut leur retourner une capture d’écran où j’indique leurs erreurs en rouge (voir exemple ci-dessous).

Parfois, nous envoyons aussi du matériel par la poste en joignant les corrigés. On nous a demandé d’éviter de trop utiliser les outils informatiques, car cela génère beaucoup de difficultés auprès de certain-e-s élèves, voire de certains parents. J’ai par exemple un élève qui a accès à un ordinateur, mais ni ses parents, ni ses frères et sœurs ne sont en mesure de l’aider, car personne n’utilise vraiment des ressources bureautiques. Dans d’autres cas, les parents en veulent encore plus ! Ils estiment qu’il faut être plus sévère et voudraient que leur enfant ait plus de devoirs.

C’est un peu comme si vous deviez déléguer votre travail aux parents ?

Oui, plus ou moins. La DICS [département de l’instruction publique du canton de Fribourg, ndlr] veut qu’on soigne les relations parents-enfants. Le but n’est pas de les surcharger mais de consolider des acquis. Donc en principe, on leur donne des choses qu’ils sont capables de faire. Mais la manière de comprendre les consignes à distance est très différente entre eux : en classe on peut rectifier rapidement le tir si on sent que les élèves ne comprennent pas ; à distance, on ne sait pas car on ne le voit et ils ne se manifestent pas forcément. En fait, plus de la moitié des élèves ne renvoient rien ! Sur 22 élèves, 12 n’ont jamais donné de retour ! Vu la situation, on reste compréhensifs et on laisse plutôt couler tout en restant à disposition des élèves et des parents. Bon, on peut aussi s’imaginer que le travail est quand même réalisé et que les parents l’ont corrigé. Mais on n’en sait rien, même si nous les contactons tous par téléphone, nous n’avons pas toujours les élèves au bout du fil et il est difficile de savoir ce qu’ils ont pu faire.

En 8H, les élèves ne sont pas non plus censés être des pros de la bureautique…

Certains sont en fait très bons ! en général, ce sont ceux dont les parents exigent plus de travail. Mais on n’en rajoute pas pour éviter de creuser les écarts avec les élèves qui rencontrent plus de difficultés.

Il y a finalement un enjeu essentiellement humain là derrière.

Oui absolument. Le but n’est pas de générer des conflits au sein des foyers. Il faut rendre les moments « scolaires » agréables et amusants. On cherche aussi à les motiver à chercher du soutien quand quelque chose ne va pas ou qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils doivent faire.

Est-ce que l’école a mis des ordinateurs à disposition ?

Oui, pour élèves qui n’en ont pas. Quelques familles n’en avaient pas du tout. Dans ces cas, l’ordinateur ne suffisait pas non plus, car ils n’avaient même pas de connexion internet. Dans une famille avec cinq enfants par exemple, ils n’ont que deux ordinateurs pour tout le monde. Pas évident.

J’imagine que vous avez dû grandement réduire la charge de travail et chambouler votre manière de vous exprimer pour capter l’attention de vos élèves.

La charge de travail a été clairement réduite. On suit les exigences de la DICS : maximum 150 minutes par jour de travaux. On leur prépare un programme pour la semaine qu’ils reçoivent généralement le vendredi ou le samedi. Il faut dire que dans ces 150 minutes, tout est inclus, y compris les leçons de sport et d’arts visuels. Alors je fais des mélanges. Chaque semaine, par exemple, je propose une activité de cuisine. Une fois je leur ai demandé de préparer des crêpes en famille. La recette était écrite pour 65 personnes. Les élèves devaient alors entrainer les divisions pour arriver à 5 ou 7 mangeurs de crêpes. Après, l’idée est vraiment de cuire ces crêpes et de partager un moment en famille. Avec ce genre d’activité, les élèves touchent à du concret en s’amusant.

Concrètement, comment ça se passe pour les cours de langues étrangères? Est-ce différent des autres leçons?

C’est un gros casse-tête ! Pour l’allemand et l’anglais, j’entraine essentiellement la production et la compréhension écrites. C’est plus difficile de travailler l’oral, surtout la production orale. Par exemple, pour l’allemand, j’ai mis des liens vers des exercices de notre méthode et puis j’ai ajouté un fichier audio où j’adapte certaines consignes ou fournit des indices supplémentaires. L’absence d’interactions en présentiel complique tout. Je ne peux pas savoir s’ils ont bien saisi ce qui a été dit, s’il faut répéter une phrase ou un mot plus lentement… on ne peut pas lire sur leurs visages ! Et de manière générale, j’évite de passer par des traductions, car j’estime que cela ne leur rend pas service. On sait qu’on reprend le 11 mai, donc j’entraine principalement la compréhension écrite et orale en attendant. Et puis, il est plus difficile de déléguer les cours de langues aux parents, car il y a de grandes disparités entre les compétences linguistiques des uns et des autres.

Si je comprends bien, la difficulté principale vient d’un manque d’interaction sociale et linguistique, ainsi que de problèmes techniques ?

Oui. Il faudrait pouvoir fixer des rendez-vous avec chaque élève 10 minutes par jour. Mais c’est super compliqué avec 22 élèves.

Vous avez trouvé assez de ressources pour l’enseignement des langues ?

Nous avons reçu des balises pédagogiques mises à disposition par le SEnoF [Service de l’enseignement obligatoire de langue française]. Elles sont disponibles sur une plateforme réservée aux enseignants fribourgeois. C’est pratique, ça me donne un fil-rouge à suivre. On peut partager des liens vers différentes ressources avec les élèves. Après deux-trois difficultés techniques, on a finalement réussi à les mettre à disposition des élèves directement sur le site de notre école, pour faciliter l’accès aux documents. Certains le font même avec leur téléphone et ça marche bien.

Comment vous vous sentez dans cette situation ?

J’ai l’impression de faire un autre job. Ça ne me plait pas du tout cet enseignement à distance. J’ai choisi de devenir enseignante pour avoir des interactions humaines avec mes élèves. Là, j’ai l’impression de faire du travail de bureau.

Auriez-vous un message à faire passer à vos collègues? Quels conseils auriez-vous à leur donner?

Tenez bon ! Il faut faire du mieux qu’on peut. On ne pourra pas nous reprocher d’avoir fait faux tant qu’on travaille avec la conscience de faire du mieux qu’on peut. Et puis, il ne faut surtout pas se comparer aux autres enseignants, ni comparer les élèves entre eux. C’est essentiel de se focaliser sur les gens avec qui on travaille. Je dirais qu’il faut éviter de se mettre trop de pression par rapport à tout ça, car les problématiques sont toutes différentes.

Auriez-vous une requête à faire auprès des autorités cantonales ou fédérales? Ou bien auprès des HEP ou du Senof?

Non, pas particulièrement. Tout le monde fait comme il peut. Bon, je pense qu’on pourrait entamer une réflexion au niveau fédéral et cantonal sur la taille des effectifs de classe, ou bien concernant le team-teaching. On se rend compte à quel point il est difficile de gérer une classe de 22 élèves dans ces conditions.
Il y a peut-être un dernier point positif à retenir de cette expérience : on reconnait toute l’importance de développer l’autonomie le plus tôt possible chez les élèves. C’est une compétence qui est à mon sens trop souvent oubliée.

Propos recueillis par Philippe Humbert le 17.04.2020 (par téléphone)

“Stiamo riscoprendo una parte d’umanità” #TeachFromHome

“Stiamo riscoprendo una parte d’umanità” #TeachFromHome

Lidia Maurer insegna inglese in tre scuole medie della regione di Locarno (Ticino). I suoi allievi frequentano la terza e la quarta media (ragazzi di 14-15 anni). È docente in una scuola privata e in due sedi cantonali. Dà le sue lezioni d’inglese in videoconferenza. La redazione del CeDiLE l’ha contattata il 16 aprile 2020 per sondare il terreno dell’ insegnamento in Ticino durante il Covid-19.

CeDiLE: Come fa per mantenere il contatto con i Suoi allievi?

LM: Gli allievi sono tutti capaci di utilizare mezzi di comunicazione come WhatsApp. Però mi sono resa conto che non tutti sono abituati a scrivere i loro compiti con Word, a fare delle correzioni con mezzi informatici. Anche le ricerche su internet sono molto difficili per loro. Allora ci sono studenti che fanno i compiti a mano. Fanno una foto e me la mandano con WhatsApp. Spiego che non posso fare le correzioni così, dunque mando una foto delle risposte indietro.

Nelle scuole cantonali, devo dire che è andato tutto alla velocità della luce ! Dal 13 marzo abbiamo avuto una formazione di una settimana per imparare ad usare le nostre piattaforme, cioè principalmente Microsoft Teams. Dal 20 marzo eravamo già operativi! Adesso, in una sede cantonale do 2 ore su 3 di videolezioni alla settimana. Nell’altra sede do un’oretta di videolezioni e poi i compiti. I ragazzi sono molto bravi e si impegnano tanto per seguire i corsi a distanza. Nella scuola privata eravamo molto più liberi all’inizio. Quella libertà ha creato una certa confusione, perché ogni insegnante utilizzava un modo informatico diverso per fare le lezioni a distanza. Gli studenti e i genitori hanno richiesto di armonizzare la situazione per evitare un sovraccarico di lavoro. Adesso [dopo un mese], la situazione si è più o meno stabilizzata dappertutto.

Gli studenti non hanno tutti le stesse possibilità in questa situazione. Ha trovato un modo di prendere in considerazione la diversità delle risorse che gli studenti hanno a disposizione ?

Hanno quasi tutti uno smartphone o un tablet per comunicare o giocare. Però non hanno tutti un computer a casa. Ogni tanto ce n’è solo uno per tutta la famiglia. Diventa impossibile fare i compiti se il papà o la mamma fa il telelavoro sull’unico computer di casa. Per fare i compiti o seguire le video lezioni, lo smartphone o il tablet non bastano. C’è proprio bisogno di un computer. Ma devo dire di nuovo che la reazione del cantone Ticino è stata molto veloce. Le scuole hanno messo a disposizione dei computer per le famiglie che non hanno sufficienti risorse a casa.

Inoltre non hanno tutti le “skills” per fare delle ricerche online. Ci sono allievi con grandi difficoltà. Certi sono quasi abbandonati e non fanno più niente, perché i genitori non sanno come aiutarli o non hanno il tempo per loro. Per me, questa situazione è terribile e mi dà molto più lavoro per mantenere un contatto o preparare le lezioni e i compiti.

Fa tutto via internet? Non manda per esempio dei compiti per posta? Come gestisce il lavoro a distanza?

Facciamo tutto col computer. Evitiamo anche tanti costi con questo modo di lavoro. Ma non mi piace tanto fare tutto a distanza. Non possiamo guardarci negli occhi, non abbiamo nessuna presenza fisica. Sono impaziente di ritrovare i mei studenti, anche per il loro casino. Mi mancano tanto, anche per loro battute. Un ricercatore italiano ha detto recentemente che non è grave perdere due mesi di scuola su una vita. Quello che perdiamo è l’aspetto umano, così fondamentale. A volte questi giovani di 14 anni hanno solo bisogno di una pacca sulla spalla ed essere incoraggiati! Quello non posso farlo a distanza.

Per l’insegnamento dell’inglese, dove ha trovato sostegno o ispirazione?

Ci sono una marea di risorse online! Ero già abituata a farlo da tanti anni e avevo già tanto materiale. Sono abbonata alle risorse di un editore di metodi d’inglese. Inoltre facevo già scambi di materiale con altri insegnanti ticinesi via Dropbox. E poi il cantone ha messo delle piattaforme a disposizione. Per questo il cantone Ticino è stato piuttosto in avanti.

Il cantone Ticino è avanti in tante cose nell’insegnamento delle lingue.

Non vale per l’inglese. Lo statuto dell’inglese nelle scuole del Ticino è veramente terribile. Solo 2-3 ore alla settimana, è pochissimo per una lingua internazionale! Inoltre l’inglese è diventato molto importante a livello professionale. Non capisco perché il cantone Ticino non mette a disposizione più ore per questa lingua. Mi sembra che siamo “indietro”.

Immagino che abbia dovuto ridurre i compiti e trovare un modo di mantenere l’attenzione degli studenti. Concretamente, come vanno le cose con i corsi di lingua straniera ? È differente dalle altre lezioni ? Se facciamo un paragone con la matematica, per esempio…

È molto importante ridurre i compiti. Secondo uno studio cantonale, prende il doppio di tempo per i nostri allievi, anche perché devono leggere tutto ed impegnarsi di più per cercare le risorse e capire quello che devono imparare. Poi penso che è un po’ più facile con i corsi di lingue che con la matematica. I miei colleghi insegnanti di matematica fanno molta più fatica in questa situazione. Almeno con le lingue, si può diversificare molto di più: posso usare delle risorse che erano già online, dei video, delle canzoni, dei filmini. Si può anche scherzare un po’. Penso che ci sia una diversità più grande.

Che consiglio darebbe ai suoi colleghi ?

L’unione fa la forza ! Continuamo a sostenerci a vicenda, a confrontarci ed avere scambi. Dobbiamo mantenere uno spirito positivo e andare avanti! Penso che stiamo riscroprendo une parte d’umanità in questa situazione. Come insegnanti di lingue, facciamo molto di più che trasmettere una materia scolastica. Manteniamo anche una vita sociale per questi ragazzi che sono a volte soli.

Ha una richiesta o un messagio per le autorità cantonali o federali ? O per l’alta scuola pedagogica ?

Dovrebbero considerare di più quello che gli insegnanti fanno per la società. Tutti pensano che facciamo solo vacanza, ma in questa situazione, stiamo aiutando tanti giovani che sono confinati. Condividiamo una parte di umanità con loro, facciamo tutto il possibile per stimolarli e non lasciarli a loro stessi. Tutto questo lavoro rimane invisibile e penso che dovrebbe essere considerato un po’ di più. Ai tempi l’insegnante aveva una certa autorità. Oggi non c’è abbastanza rispetto per il nostro lavoro.

 

Propos recueillis par téléphone par Philippe Humbert le 16.04.2020

Die neusprachliche Reformbewegung am Ende des 19. Jahrhunderts

Die neusprachliche Reformbewegung am Ende des 19. Jahrhunderts

Sind es die frühen empirischen Arbeiten in der zweiten Hälfte des 19. Jahrhunderts, denen wir den qualitativen Fremdsprachenunterricht von heute verdanken? Die Neusprachliche Reformbewegung brachte gemäss dem Kapitel einen Prozess ins Rollen, der die Entwicklungen rund um die fremdsprachliche Diskussion und den Fremdsprachenunterricht bis zum heutigen Zeitpunkt mitprägt. Unter dem Titel „Die neusprachliche Reformbewegung im Unterrichtsalltag: Frühe Handlungsforschung“ hält Prof. Dr. Friedericke Klippel einige Meilensteine fest.

Wenn man die Situation am Anfang der 1880er Jahre rekapituliert, so gab es einerseits die Lehrerschaft, die ihre Ausbildung an einer Universität absolviert hat und möglicherweise über Auslanderfahrung und damit auch über Kommunikationserfahrung in einer oder mehrerer Fremdsprachen verfügten. Andererseits gab es den traditionellen Fremdsprachenunterricht, der sich auf die formalen Aspekte der Sprache, wie etwa den Wortschatz, die Grammatik oder die Übersetzung, ausrichtete. Hinzu kamen zu dieser Zeit auch technische und wissenschaftliche Fortschritte, sowie gesellschaftliche Entwicklungen, die dazu verleiteten, neue Konzepte zu entwickeln und in diesem Sinne auch einen Anstoss zum Ausprobieren und Kommunizieren gaben.

Im Gegensatz zu anderen Jahrzehnten sind es nicht mehr nur einzelne Personen, wie etwa Wilhelm Viëtors mit seiner Streitschrift „Der Sprachunterricht muss umkehren: ein Beitrag zur Überbürdungsfrage“, welche theoretische Schriften mit ihren Ideen verfassten. Dieser professionelle Diskurs unter Neuphilologen stellte eine Premiere dar, womit die Neusprachliche Reformbewegung ihren Anfang nahm.

Diese wurde jedoch erst möglich durch die Etablierung der modernen Fremdsprachen, die Professionalisierung der Lehrkörper und die fachwissenschaftliche Fundierung. Daraus folgte die Gründung von Fachzeitschriften und die Schaffung von Fachverbänden, woraus sich Diskussionen in der Fachöffentlichkeit zwischen Befürwortern und Gegnern der neusprachlichen Reformen im letzten Drittel des 19. Jahrhunderts ergaben.

So stellten praktizierende Englischlehrer und Unterrichtsforscher wie Heinrich Junker und Herrmann Klinghardt ihre praktischen Lehrtätigkeiten in den theoretischen Kontext der Neusprachenreform, um den fachlichen Diskurs und den kollegialen Austausch zu fördern. Sie beschränkten sich nicht nur auf das Beschreiben dessen, was in ihrem Unterricht geschah, sondern bezogen sich auch auf die Planung und Analyse ihrer Unterrichtspraxis.

Wer hätte gedacht, dass der Fremdsprachenunterricht im Sinne Klinghardts sich bereits am Ende des 19. Jahrhunderts an seinen Adressaten orientierte und die Lebensnähe, die Authentizität und die Aktualität der Inhalte im Vordergrund standen? Interaktive und kooperative Methoden sorgten für eine positive Klassenatmosphäre, in einem Fremdsprachenunterricht, wo fächerübergreifend unterrichtet und vernetztes Denken gefördert wurde und wo die Lehrperson sich als Lernhelfer verstand.

Für die mündliche Beherrschung der fremden Sprache wurden neue Arbeitsformen benötigt, wie etwa ein Aussprachetraining, in welchem Klinghardt mit „Sprech- und Hörgymnastik“, sowie mit „Lautgymnastik“ arbeitete. Wie in den Schulzimmern von heute, hat Klinghardt mit Hilfe eines kleinen Taschenspiegels die richtige Mundstellung bei der Lautproduktion geübt. Peerfeedbacks halfen die Mundstellung zu optimieren. Die Fremdsprache trat immer mehr auch als Unterrichtssprache auf. Der Sprachproduktion im Mündlichen und Schriftlichen geht im Sprachlernprozess die Sprachrezeption voraus. Repetitives Üben und Wortschatzlisten gehörten genauso zum Schüleralltag wie der richtige Einsatz einer induktiven Grammatik, in der es darum ging, die neue Sprache zu erlernen und nicht die Regeln über die Sprache. Das Ziel Klinghardts imitativer Methode war die umfassende Sprachbeherrschung, die gleichzeitig zu mehr Bildung führt.

In der Diskussion der Fachöffentlichkeit wollte man also nicht mehr lediglich die eigenen Theorien kundtun oder eigene Meinungen veröffentlichen, sondern viel mehr einen Beitrag zur konkreten Empirie stellen und dahingehend den Fremdsprachenunterricht und die Fremdsprachendidaktik reformieren. Die Untersuchung der Aneignung einer Fremdsprache wurde immer mehr zur Wissenschaftsdisziplin. Was sich Jahrzehnte später daraus entwickelte, sehen wir beispielsweise an einigen Leitideen und Kompetenzbereichen des Lehrplans Passepartout, die neben anderen aktuellen Ideen wie Lernerzentrierung, Lernerautonomie und konstruktivistisch-didaktischen Vorstellungen einige Spuren aufzeigen, welche die Neusprachliche Reformbewegung in der Fremdsprachendidaktik hinterlassen hat.

Quellen

Klippel, Friedericke (2013): Die neusprachliche Reformbewegung im Unterrichtsalltag: Frühe Handlungsforschung. In: Klippel/Kolb/Sharp (Hrsg.). Schulsprachenpolitik und fremsprachliche Unterrichtspraxis. Historische Schlaglichter zwischen 1800 und 1989. Münster: Waxmann, 125 – 138.

Sekundärliteratur

Junker, H.P. (1904): Englischer Unterricht, geschichtlicher Abriß. In: Rein, Wilhelm (Hrsg.): Encyklopädisches Handbuch der Pädagogik. 2. Aufl., Langensalza: Beyer, 406-421.

Klinghardt, Hermann (1888). Ein Jahr Erfahrungen mit der neuen Methode. Bericht über den unterricht mit einer englischen anfängerklasse im schuljahre 1887/88. Zugleich eine anleitung für jüngere fachgenossen. Marburg: Elwert.

Viëtor, Wilhelm (1886): Der Sprachunterricht muß umkehren! Ein Beitrag zur Überbürdungsfrage. 2. Auflage. Heilbronn: Henninger.

Viëtor, Wilhelm (1902): Die Methodik des neusprachlichen Unterrichts. Ein geschichtlicher Überblick in vier Vorträgen. Leipzig: Teubner.

 

Ressourcen für den Fremdsprachenunterricht im Fernstudium und Appell an Lehrkräfte für Erlebnisberichte

Ressourcen für den Fremdsprachenunterricht im Fernstudium und Appell an Lehrkräfte für Erlebnisberichte

-übersetzt von Cédric Diogo (version française ici)

Aufgrund der Covid-19-Pandemie hat das CeDiLE beschlossen, seine Inhalte teilweise anzupassen, um den Lehrkräften, die jetzt Fremdsprachen von Zuhause unterrichten müssen, zu innovativen Alternativen zu inspirieren. Die Redaktion des CeDiLE bietet hier einige nützliche Quellen für Fernunterricht für Französisch, Deutsch, Italienisch, Englisch oder noch weitere Sprachen an. Um Unterrichtsbeispiele zu veranschaulichen, werden wir Erlebnisberichte von Lehrpersonen veröffentlichen, die in Zeiten der Ausgangssperre ihre didaktischen Strategien erklären.

Appell für Erlebnisberichte: Fokus auf die Primar- und 1. Sekundarstufe

Wir werden dem Unterricht auf der Primar- und Sekundarstufe I besondere Aufmerksamkeit schenken. Digitale Unterrichtsformen sind auf der 2. Sekundar- und Tertiärstufe gängiger als auf den niedrigeren Schulstufen, wo viele praktische und technische Herausforderungen bevorstehen. Wenn Sie Ihre Erfahrungen auf unserer öffentlichen Plattform gerne teilen möchten, schreiben Sie uns bitte an cedile [ At-Zeichen ] hepfr [Punkt] ch.

Nützliche Ressourcen für Lehrkräfte und Eltern

Untenstehend stellen wir eine unvollständige Liste von europäischen sowie Schweizer Internetseiten zur Verfügung, die didaktische Sequenzen, digitale Tools, Ausbildungen (Webseminare) für Lehrpersonen und Online-Übungen beinhaltet. Wenn Sie über die letzten News des CeDiLE weiter informiert werden möchten, schreiben Sie sich für unseren Newsletter ein oder folgen Sie uns auf Facebook!

Achtung! Hier geht es um nützliche Ressourcen, die von der Redaktion des CeDiLE gesammelt wurden. Diese Ressourcen ersetzen nicht die offiziellen Richtlinien der Schulen oder der Direktion für Erziehung!

Ressourcen der Schweizer pädagogischen Hochschulen

Die folgenden Links verweisen auf pädagogische Ratschläge und Online-Ressourcen, die von Unterrichtsfachpersonen für die obligatorischen (Primar- und Sekundarstufe I) und postobligatorischen (Sekundarstufe II und Tertiärstufe) Schulstufen erstellt wurden. Die Redaktion des CeDiLE empfiehlt diese Ressourcen sehr, da sie vor kurzem wegen zunehmender Nachfrage von Lehrkräften und Eltern zusammengestellt wurden.

DEUTSCH | obligatorische Schule | Lernen zu Hause (PH ZH)

FRANÇAIS | obligatorische Schule | Gérer l’enseignement à distance à l’école obligatoire de manière pragmatique et réaliste sans surcharger les parents (HEP VD)

DEUTSCH| obligatorische Schule | Tipps & Informationen zur Digitaler Unterricht (für LehrerInnen & Eltern) (PHLU)

DEUTSCH | obligatorische Schule | Lernen trotz Corona (PH Schwyz)

ENGLISH | Primarschule | Ein Beispiel von Padlet von Loder Büchel (Redaktion CeDiLE, PH ZH) für Zürcher Primarschulen

FRANCAIS | v.a. postobligatorisch | 10 idées d’activités pédagogiques courtes à distance (HEP VD)

Weitere Datenbanken und nützliche institutionelle Ressourcen

Die folgenden Internetseiten tragen hauptsächlich pädagogische Datenbanken zusammen, die sich gezielt auf den DaF-, FLE- und EFL-Unterricht oder auf speziell für den Fremdsprachenunterricht konzipierte digitale Tools beziehen. Die meisten dieser Ressourcen gab es bereits vor der Covid-19-Pandemie.

ENGLISH / FRANÇAIS | e-learning | Centre européen pour les langue vivantes : Inventaire des ressources numériques utiles pour l’enseignement des langues étrangères

ENGLISH / FRANÇAIS | e-learning | e-lang : Digital literacy for the teaching and learning of languages

DEUTSCH / FRANÇAIS / ITALIANO | e-learning | die nationale Agentur zur Förderung von Austausch und Mobilität im Bildungssystem Movetia bietet Informationen und Webinaren

FRANÇAIS | DaF & more | Banque de Ressources Pédagogiques de la HEP Vaud

13 langues! | sources audio | Audio-Lingua

DEUTSCH / FRANÇAIS / ENGLISH | DaF / FLE / EFL | Kostenlose Materialien für verschiedene Fächer (Klett Verlag)

DEUTSCH / ENGLISH | DaF | Online-Ressourcen des Goethe Instituts (mit Whatsapp Gruppen und Chat rooms & siehe auch hier

DEUTSCH | DaF 7H-8H | Junior für die Romandie

DEUTSCH | DaF 9H-11H | Geni@l, Deutsch für die Romandie

ENGLISH | EFL | Ressourcen zum Englischlernen (British Council)

ENGLISH | EFL 9-11H | English in Mind

ENGLISH | EFL 7H-8H | More!

ITALIANO | ILS | 321.via! 

FRANÇAIS | FLE (école obligatoire et post-obligatoire suisse) | 321partez! 

FRANÇAIS | FLE à distance | Formation à distance en français langue étrangère, soutenu par l’Organisation Internationale de la Francophonie

FRANÇAIS | FLE éditions Didier | les manuels d’apprentissage du FLE mis en ligne gratuitement et sans inscription (éditions Didier)

FRANÇAIS | FLE éditions CLE International | les manuels d’apprentissage du FLE mis en ligne gratuitement et sans inscription (éditions CLE International)

FRANÇAIS | DaF (école obligatoire française) | Des activités d’enseignement d’allemand L2 pour les francophones (programme national français)

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