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Apprendre son vocabulaire: avec ou sans smartphone? [Podcast]

Google Translate, DeePL, Leo, Linguee… avons-nous besoin de ces applications et que nous rapportent-elles? Le thème du numérique et de l’acquisition du vocabulaire est au centre d’un projet de recherche du Centre scientifique de compétence sur le Plurilinguisme (Fribourg). Il vise à comprendre si les outils digitaux peuvent faciliter l’apprentissage du vocabulaire auprès de jeunes apprenti·e·s. Rencontre avec Isabelle Udry, cheffe de projet, qui apporte son éclairage sur les défis du numérique pour l’école et pour la recherche.

Mit dem Aufkommen des Internets ist die Anzahl der Apps und Softwares, welche mehrsprachige Kommunikation erleichtern sollen, geradezu explodiert. Neben maschinellen Übersetzern gibt es viele andere Online-Ressourcen, wie z.B. Videospiele und soziale Medien. Diese technologischen Entwicklungen haben auch Auswirkungen auf das Fremdsprachenlernen, insbesondere auf den Wortschatzerwerb. In diesem Podcast diskutiert Isabelle Udry über die Möglichkeiten und Grenzen digitaler Hilfsmittel im Fremdsprachenunterricht. Dabei geht sie auf Forschungsergebnisse ein und blickt auf ihre Erfahrung als Primarlehrerin zurück. Das Thema beschäftigt Lehrkräfte, Studierende und DidaktikerInnen gleichermassen und erregt dabei zuweilen Skepsis und Bewunderung. Auch die Sprachlehr- und -lernforschung nimmt die Digitalisierung gerne genauer in den Blick.

Podcast n°6, Entretien en allemand avec Isabelle Udry (CSP)

*Plus d’informations sur le projet de recherche ici (en français)*

–Participez à l’étude en remplissant rapidement le questionnaire en ligne (environ 10 minutes)–

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Améliorez votre perception des accents en langue étrangère… tout en faisant avancer la science !

MiaParle est un projet de recherche dont le but est de développer une méthode d’apprentissage visant à améliorer son accent dans une langue étrangère. À partir d’exercices réalisables depuis votre ordinateur, vous pouvez vous entrainer à reconnaitre la place de l’accent tonique dans plusieurs langues. Mais qu’est-ce que l’accent tonique et que vont faire les chercheur·e·s avec vos données ? Rencontre avec Sandra Schwab, co-directrice de MiaParle.

Sandra Schwab est chercheuse en phonétique aux Universités de Fribourg et Zürich. L’une de ses spécialités est l’étude de l’acquisition de la prosodie dans une langue étrangère ou seconde : elle cherche à comprendre comment les gens apprennent des aspects comme les intonations, le rythme, les accents ou encore le débit de parole d’une langue qui n’est pas la leur. Avec Jean-Philippe Goldman (Université de Genève), ils·elles ont créé le projet MiaParle dont l’objectif est le développement d’une méthode complémentaire pour « améliorer son accent dans une langue étrangère », à savoir, principalement la place de l’accent tonique dans des mots en anglais, espagnol, allemand ou italien. Le CeDiLE a testé la méthode pour vous et en a discuté avec Sandra Schwab.

En quoi est-ce si important d’apprendre l’accent tonique dans des langues comme l’allemand ou l’italien ?

L’accent tonique permet distinguer des paires minimales, c’est-à-dire des mots qui sont composés des mêmes sons mais dont le sens diffère selon la place de l’accent tonique (voir les exemples ci-dessous).

  • Espagnol : « mero (le nombre) / nume (il a numéroté) »
  • Anglais : « import (l’importation) / import (importer) »
  • Allemand : « umfahren (renverser) / umfahren (contourner) »
  • Italien : « ancora (l’ancre) / ancora (encore) »

Bien sûr, l’utilisation de ces mots en contexte permet souvent de résoudre les ambiguïtés, de clarifier la signification à l’aide d’autres mots, mais il arrive que des personnes natives ne comprennent pas ou mal ce qu’une personne allophone lui dit si la position de l’accent tonique n’est pas correcte.

Au départ, le projet s’adressait exclusivement aux francophones. Pourquoi ?

Le français est une langue à accent fixe, c’est-à-dire que l’accent se trouve toujours sur la dernière syllabe du mot ou d’un groupe de mots. Les autres langues faisant partie du projet MiaParle ont un accent libre. En allemand, par exemple, l’accent peut se situer sur la première, (ex. de. Foto) la deuxième (ex. Zitrone) ou la dernière syllabe (ex. Krokodil). Ainsi, les francophones n’ont pas les mêmes habitudes en termes de prosodie et d’accentuation. Ils sont pour ainsi dire « sourds » à l’accent tonique, donc pour eux, l’acquisition de ces distinctions phonologiques est plus difficile. Souvent, les francophones ne savent pas qu’il y a un accent dans chaque mot, ni sur quelle syllabe il faut le placer.

Alors pourquoi avez-vous ouvert la méthode à des apprenant-e-s natif·ve·s d’autres langues que le français ?

Dans un projet antérieur, il s’est avéré que les apprenants germanophones percevaient nettement mieux les différences d’accentuation en espagnol que leurs pairs francophones. On pensait même que les germanophones seraient capables d’atteindre des performances semblables à celles de locuteurs natifs de l’espagnol, mais ce n’était pas le cas. Il y a donc une plus grande facilité à percevoir et reproduire des paires minimales accentuelles d’une langue à l’autre pour les locuteurs natifs de langues à accent libre. Le fait que les germanophones n’obtiennent pas des résultats en espagnol aussi bons que les hispanophones est dû à la réalisation acoustique différente de l’accent dans les langues. Par exemple, les germanophones réduisent certaines syllabes inaccentuées que les hispanophones ne réduisent pas. Il est donc tout à fait sensé d’ouvrir la participation à des non francophones pour récolter plus d’informations, puisqu’il persiste des différences aussi parmi les langues à accent libre.

les francophones qui avaient mentionné avoir une bonne ou très bonne compréhension orale en allemand ou en anglais avaient une meilleure perception de la discrimination accentuelle en espagnol.

Que faites-vous des participant·e·s bilingues ? Est-ce que, par exemple, un·e bilingue franco-italien pourrait trouver un intérêt dans votre méthode pour l’apprentissage de la prosodie allemande ?

Oui, parce qu’avec l’italien, il ou elle ne connait pas forcément les paramètres acoustiques de l’allemand. Dans un autre projet, on voulait savoir si le fait d’avoir des compétences d’allemand pouvait aider à reconnaitre la discrimination accentuelle en espagnol chez des natifs du français. Et effectivement, les francophones qui avaient mentionné avoir une bonne ou très bonne compréhension orale en allemand ou en anglais avaient une meilleure perception de la discrimination accentuelle en espagnol. Bien qu’il y ait encore très peu d’études sur le sujet, il semblerait que des transferts au niveau de la perception de divers aspects de la prosodie soient possibles entre des langues apprises, qu’on soit bilingue de naissance ou qu’on ait acquis de bonnes compétences linguistiques plus tard. Si on récolte une très grande masse de données avec MiaParle, on pourra essayer d’en savoir plus à ce sujet.

J’ai testé un peu la méthode qui est très ludique et facile d’utilisation. Certains exercices contiennent des consignes assez complexes, qui impliquent notamment d’avoir des notions de logique et morphosyntaxe (situer l’accent dans une syllabe ou faire correspondre des mots inventés à des formes de type Tetris par ex.).

Oui, en fait, il faut préciser qu’il existe deux types de méthodes testées dans MiaParle. En vous connectant, vous avez dû tomber sur mon approche que vous avez appelée « Tetris ». En partant d’études psycholinguistiques dans lesquelles on associe des mots à des images concrètes (par exemple le fait de désigner l’image d’un oiseau lorsqu’on entend le mot « oiseau »), j’ai élaboré un exercice consistant à associer un mot à des unités graphiques abstraites (formes et couleurs) qui changent en fonction de la position de l’accent dans le mot. C’est vrai que ça exige une plus grande concentration du fait que les images peuvent sembler abstraites… Si vous étiez tombé sur les exercices de mon collègue Jean-Philippe Goldman, vous auriez eu une tâche plus concrète. Notre idée est de tester deux méthodes différentes pour observer laquelle semble la plus efficace. Si vous vous reconnectez avec un autre pseudonyme, vous pourrez probablement tester l’option de mon collègue (rires).

Capture d’écran d’un exercice d’entraînement “Tetris” de MiaParle

A quel genre de public s’adresse la méthode ?

On part du principe que tout le monde peut y participer. La notion de « syllabe » reste assez commune et accessible à notre sens. Pour l’instant, nous l’avons testée auprès de jeunes universitaires, mais nous souhaiterions élargir la participation à un public plus large, notamment auprès de jeunes adolescents ou bien au sein d’écoles de langues.

l’objectif est de fournir un complément dans l’apprentissage de la prosodie.

On a aussi un peu l’impression de retourner dans des méthodes que l’on considère comme passées et qui sont basées sur la répétition et le drill. Cette méthode est-elle vraiment en phase avec les approches actionnelles et communicatives actuelles ?

Non, c’est clair, déjà parce qu’on reste au niveau du mot et que les apprenants ne savent pas faire une phrase après avoir utilisé MiaParle. Comme nous le précisons, l’objectif est de fournir un complément dans l’apprentissage de la prosodie. Alors oui, il y a un côté drill, mais nous l’assumons et nous ne prétendons pas que cela constitue une méthode à part entière. L’idée est tout de même de parvenir à intégrer ce type d’approche dans des apprentissages globaux et plus actuels par la suite. Pour l’instant, MiaParle est encore dans une phase de test. Des ajustements seront probablement nécessaires.

Au bout d’une vingtaine de minutes, j’ai atteint le score misérable de 9/36 malgré un niveau C1 en italien… Avec cette méthode, à partir de combien de temps commence-t-on à réaliser des progrès ?

Dans un autre projet, au bout de 8 séances de 30 minutes étalées sur 2 semaines, avec des pauses de 2 jours entre chaque session pour laisser au cerveau le temps d’assimiler tout cela, on obtient une amélioration de la perception de l’accentuation de 10%. Mais au bout de 20 minutes, on remarque aussi des progrès. Donc la méthode fonctionne, mais il reste à savoir quelle fréquence et durée d’exercice est nécessaire.

On a été un peu provocateurs dans notre affirmation “améliorez votre accent”

Comme pour toute méthode d’apprentissage des langues finalement…

Oui, l’idée de Miaparle est surtout de prendre conscience de l’importance des accents dans l’acquisition d’une autre langue. On a été un peu provocateurs dans notre affirmation “améliorez votre accent”, car on part du principe que si on a de la peine à percevoir un contraste accentuel, on aura de la peine à le produire.

Concrètement, la méthode MiaParle, c’est aussi un moyen pour vous comme chercheuse de récolter des données sur l’acquisition de l’intonation. Qu’allez-vous faire de ces données ? les vendre à Google ?

Bien sûr que non ! (rires) Toutes les données sont traitées de manière confidentielle. Si on récolte vraiment beaucoup de données, on pourra peut-être en savoir plus sur les questions de transferts au niveau phonologique entre L1, L2 et L3. Et j’aimerais savoir quel est l’entrainement qui marche le mieux. Dans un deuxième temps, l’idée est d’obtenir des données sur la production pour faire le lien entre perception et performance, dans le but de déterminer pour quelles personnes ces méthodes fonctionnent ou non. On est vraiment dans la première phase du projet.

Jusqu’à quand pourra-t-on profiter de la plateforme MiaParle ?

La plateforme reste ouverte indéfiniment. Plus on a de participants, plus on pourra apprendre de choses et améliorer la méthode !

Essayez par vous-même : –lien vers la méthode MiaParle–

Photo by Alex Gruber on Unsplash

MiaParle est un projet de recherche dont le but est de développer une méthode d’apprentissage visant à améliorer son accent dans une langue étrangère. À partir d’exercices réalisables depuis votre ordinateur, vous pouvez vous entrainer à reconnaitre la place de...

Mathématiques plurilingues – Retour sur les journées PLURIMATHS

Calculer une intégrale en arabe ou résoudre une équation en allemand : on peut résoudre des opérations mathématiques de façons très différentes d’une région à une autre du monde. Et ces variations culturelles ou pédagogiques peuvent représenter un apport pour l’enseignement d’une discipline, comme le soulignent certains auteurs.

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Faire répéter ou donner un feedback ? Focus sur la didactique de la prononciation en langue étrangère

Dans son mémoire de Master en didactique des langues étrangères, Diane-Hélène Würgler a comparé deux méthodes didactiques susceptibles d’améliorer la prononciation de ses jeunes apprenant-e-s du français langue étrangère : le feedback correctif et la pratique répétée de différents sons. Alors quelle méthode fonctionne mieux ? Réponse dans notre entretien.


Si les approches actuelles en matière d’apprentissage de langues étrangères insistent particulièrement sur les compétences de communication dans la langue cible, encore faut-il pouvoir le faire de manière intelligible, d’où l’importance d’une prononciation appropriée. Diane-Hélène Würgler, enseignante de français langue étrangère au secondaire I, a effectué une recherche empirique sur deux méthodes didactiques susceptibles d’améliorer la prononciation auprès d’apprenant-e·s du FLE âgé-e-s de 12 à 15 ans : le feedback correctif vs la pratique répétée de différents sons. Est-ce que la répétition simple de sons suffit ou le feedback est-il nécessaire pour améliorer la prononciation ? Pour répondre à cette question, Diane-Hélène Würgler a mis sur pied une étude quasi-expérimentale, alliant analyses quantitatives et qualitatives, dans laquelle elle compare les deux formes de traitement de la production des apprenant·e·s. Afin d’observer l’effet de ces deux méthodes elle s’est concentrée sur la production de quatre phonèmes pertinents en français : /ə/, /e/, /ɛ/, /ɑ̃/. Elle nous en dit plus dans un entretien que nous avons mené avec elle.

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Enseigner le français dans un monde virtuel

Rachel Koller, dans son mémoire de Master pour le diplôme pour l’enseignement au niveau secondaire I, a testé l’utilisation de la technologie de la réalité virtuelle en classe de langue. Son étude traite des possibles contributions d’une telle technologie pour l’enseignement-apprentissage du français langue étrangère.


Egal, ob in der Schule oder zu Hause, neue Technologien erlauben es bereits, Interaktionen in einer Fremdsprache alleine – d.h. ohne menschliche/n PartnerIn – zu üben. In ihrer Masterarbeit zur Erlangung des Lehrdiploms auf der Sekundarstufe I an der PHBern entwickelte und setzte Rachel Koller eine kurze Unterrichtssequenz um, in welcher Lernende der 7. und 8. Klasse auf der Sekundarstufe I (ca. 12-14 Jahre alt) VR-Brillen verwendeten um eine kommunikative Aufgabe zu lösen. Um Alltagsgespräche zu simulieren, tauchten die Lernenden während einigen Lektionen in eine virtuelle Welt ein, wo sie Gespräche mit virtuellen Gestalten (sogenannten Avataren) führten und verschiedene Rollen einnahmen. Dabei handelte es sich um typische Gespräche, die sich in einem Taxi abspielen können, wobei die Lernenden zwischen der Rolle der TaxifahrerIn oder des Fahrgastes auswählen durften. Die verwendete App bietet aber auch weitere Alltagssituationen an. Die Rückmeldungen der Lernenden und  sowie ein ausgefüllter qualitativer Fragebogen, lieferten Hinweise wie die Lernenden mit dieser Technologie umgingen und inwiefern dieses innovative Tool ihre Motivation beim Französischlernen beeinflusste. Die Redaktion des CeDiLE liefert Einblicke in das Projekt von Rachel und ihre Erfahrung mit der Implementierung von virtuellen Realitätsbrillen im folgenden Interview.

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Un inventaire de l’enseignement bilingue dans le canton de Berne

Comment se porte l’enseignement bilingue en Suisse ? Un projet pilote de l’UniGE livre un premier aperçu des offres d’enseignement bilingue dans les écoles bernoises ; le but étant, à long terme, de fournir une vue d’ensemble de ces formes d’enseignement dans toute la Suisse. Le CeDiLE offre un aperçu des principaux résultats à travers un commentaire (auf Deutsch) sur le rapport et un entretien (en français) avec le Prof. Daniel Elmiger.

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